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Et si l’indépendance de l’Algérie s’était jouée loin des djebels, dans le secret des chancelleries ?
Paris, 1926. Albert, jeune communiste, assiste aux premiers frémissements du nationalisme algérien, dans l’orbite du Parti et du Komintern. Il croit fermement au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En 1938, lorsqu’il débarque à Oran, il est convaincu que l’émancipation est une évidence.
Mais l’Algérie réelle n’entre dans aucun slogan.
Au fil des années, Albert rencontre Jean, paysan des Hauts Plateaux, descendant d’une famille enracinée depuis 1848 ; Léopold, acharné à sauver sa blanchisserie ; Djamel et Slimane, qui ne demandent pas l’indépendance, mais davantage de droits ; Abdel, passé des Oulémas au nationalisme armé ; Amar, communiste et musulman. Autant de vies qui fissurent ses certitudes.
Peu à peu, Albert comprend qu’il lui faudra choisir — et que ce choix aura un prix.
Lorsque le pays s’embrase, il découvre une autre réalité : le destin algérien se décide aussi à New York, Washington, Le Caire, Tunis ou Moscou — dans une partie d’échecs où les peuples paient le prix des équilibres mondiaux.
Roman des idéaux, des fidélités et des renoncements, Le Rouge d’Oran s’appuie sur des figures bien réelles et dévoile les coulisses d’une guerre que l’Histoire a trop souvent simplifiée.
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